La France des années 2000 n'est pas très entreprenante. 14 millions de nos compatriotes - soit un adulte sur trois - se rêvent en patrons et espèrent à cette occasion devenir " propriétaires de leur vie ".
Pourtant, la courbe de création des entreprises reste assez plate, et seuls 170 000 téméraires passent à l'acte chaque année. Les tendances de 2003 montrent une évolution encourageante.
Ancien consultant, lassé de donner des conseils aux autres et désireux de tester ses propres capacités, Philippe Bloch, avec son fidèle associé Ralph Hababou, se lancent un défi particulièrement ambitieux dans un pays aussi traditionnel que la France : réinventer le café et les cafés, l'un et l'autre en perte de vitesse.
N'écoutant ni leur entourage, ni surtout leurs banquiers, ils ouvrent leurs deux premiers " Columbus Café " à Lille puis à Paris. Passée l'euphorie de la création, les ennuis, les pertes, les doutes, les angoisses, les engueulades, et même les ruptures sentimentales, s'abattent sur eux. L'administration, le manque d'expérience, les mauvais coups, transforment leur vie en quelque chose qui s'apparente à un cauchemar. Mais huit ans plus tard, aucun obstacle n'aura eu raison de leur rêve. Ils possèdent la première chaîne française d'Expresso bars. Ceux qui les donnaient perdants, qui voyaient en eux des crétins qui avaient voulu changer de métier, parlent aujourd'hui de " visionnaires éclairés " !